Illusion Connect ; Et oui, encore un gacha

Comme vous pouvez le constater, je sombre de plus en plus dans les gacha, l’appel des « waifu » est à chaque fois trop fort. Après avoir passé cinq mois dessus, il est désormais temps pour moi de vous parler de Illusion Connect, que j’ai découvert peu après Genshin Impact. Sorti fin 2020, ce jeu a été conçu par SuperPrism Technology Co., Limited et est disponible sur Android/iOS. Il s’agit d’un RPG tactique au tour par tour, avec une composante gacha.

De quoi ça parle ?

Vous incarnez le chef des Venus Fly Trap, une organisation de Radiants au sein de la ville de Florimer. Les « radiants » sont des personnes dotées de pouvoirs, qui peuvent combattre les créatures démoniaques issues des « cauchemars ». En effet, dans ce monde la séparation entre réalité et monde onirique se fait de plus en plus fine, ce qui va vous amener à combattre les cauchemars qui tentent de faire fusionner ces deux univers.

Malgré une intrigue de base somme toute assez classique, le jeu arrive tout de même à nous transporter et nous faire voyager dans ces espaces oniriques. Vous êtes donc à la tête des Venus Fly Trap et, avec vos compagnons et les autres organisations de Radiants existant à travers le monde, vous allez tout mettre en œuvre pour bloquer les desseins des Uroburos, une faction qui cherche à recréer le « monde originel » en faisant s’entrechoquer le monde réel et celui des rêves.

Comment ça se joue ?

Il s’agit d’un RPG tactique au tour par tour. Vous allez devoir constituer l’équipe avec laquelle vous souhaitez combattre, limitée à dix personnages, plus votre personnage principal. Chaque Radiant nécessite un coût en énergie pour être déployé sur le terrain, sachant que vous gagnez une unité d’énergie par seconde. Le terrain se compose de votre camp et celui de l’adversaire, chacun sur une surface de trois cases par trois . Les unités attaqueront en priorité celles leur faisant face sur la même ligne en commençant par la première colonne. Comme vous vous en doutez à cette formulation, les unités jouent de manière autonome une fois posées. Elles débutent systématiquement leur premier tour avec leur sort dit « unique » (un ultime en gros), puis poursuivent avec l’attaque normale le temps de recharger leur « rage », permettant de relancer à nouveau le sort « unique ».

Votre stratégie doit donc reposer sur la composition de votre équipe avant le début du combat, vérifier que les passifs de vos personnages sont en synergie et ensuite anticiper les mouvements de votre opposant en plaçant correctement vos Radiants. Votre équipe devra être équilibrée et en mesure de contrer l’adversaire. Chacun des personnages a sa spécialité, certains font de gros dégâts en mono-cible, d’autres de plus petits en multi-cibles, ou encore tanker ou soigner. Il y a une part d’aléatoire, car votre main ne peut contenir que cinq personnages et vous ne pouvez choisir l’ordre de leur apparition (excepté dans certains modes de jeu spécifiques).

En plus du mode histoire (qui peut se révéler très corsé), vous avez diverses autres activités, comme les « arcanes », où vous devez combattre avec des statistiques prédéfinies pour vos unités ou encore une arène Joueur contre Joueur (vous y affrontez l’équipe ennemie jouée par une IA cependant). On peut noter qu’après six mois, le contenu haut niveau manque et l’on a assez vite une impression de refaire la même chose chaque jour. Quelques événements viennent pimenter un peu cela, mais ils ne demandent pas un gros investissement en temps, ce qui n’aide pas à faire passer ce sentiment de lassitude.

Des waifus ? Elles sont jolies ?

Oh que oui ! Vous y trouverez assurément celle qui vous plait. Il y a une bonne cinquantaine de Radiants actuellement, chaque personnage a droit à une superbe illustration dans sa fiche de personnage, ainsi qu’à une version « chibi » (dessin mignon avec un petit corps et une grosse tête), qui sera l’avatar utilisé lorsqu’il sera en combat. Il y a bien quelques hommes, mais qui restent très minoritaires. Les fiches des personnages disposent également d’informations sur ces derniers, comme leur taille, poids, date de naissance on encore caractère ou goûts. Vous aurez aussi droit à quelques pages sur leur histoire personnelle.

Le jeu est très beau visuellement, que ce soit les radiants, les décors ou encore les animations des sorts, on sent un souci du détail. Les musiques ne sont pas en reste avec des thèmes qui vous transporteront tout du long de votre épopée.

Vous avez dit gacha ?

Je vous vois vous rouler en boule dans votre lit. Oui, encore un gacha. Comme les autres, il s’agit d’invoquer en bannière les personnages qui vous intéressent, du hasard donc. Les prix sont équivalents aux autres jeux du genre sur le marché. Illusion Connect semble en revanche un peu plus généreux que la moyenne en tickets d’invocations offerts. En jouant normalement, vous pouvez facilement réunir jusqu’à 60 tickets pour la bannière limitée par mois et bien plus d’une centaine pour celles dites classiques et permanentes. Le jeu dispose également de bannières où vous pouvez invoquer uniquement avec des ressources obtenues spécifiquement sur certains modes de jeu (boss de guilde, JcJ, épreuves).

Pour vous donner un ordre d’idée, une bannière limitée dure une semaine (c’était encore deux il y a peu), vous avez 3 % de chance de faire tomber un SSR, avec 40 % de chance que ce soit celui en vedette de la bannière, une chance augmentée pour son obtention aux vingt premiers tirages et une garantie de l’obtenir au soixante-dixième. Il est bon de noter toutefois qu’il est presque nécessaire d’avoir au moins trois exemplaires d’un Radiant, car cela permet d’augmenter sa puissance globale et de lui débloquer certains passifs. En triple vous pouvez le monter à cinq étoiles, le plus gros cap de puissance et avec deux exemplaires de plus à vous la sixième et dernière étoile.

Un mot pour finir ?

Le jeu m’a déçu récemment avec une décision que je trouve incompréhensible. Il n’est maintenant plus possible d’acheter de tickets pour les bannières limitées avec nos cristaux, ce qui oblige à passer à la caisse si le nombre de tickets gratuits obtenus n’est pas suffisant. C’est d’autant

plus regrettable que je trouvais qu’il était actuellement l’un des jeux qui géraient le mieux sa dimension gacha, dommage de se planter autant moins de six mois après la sortie alors qu’au départ c’était une belle réussite. Ajoutez à cela les bannières qui durent une semaine contre deux auparavant, on sent bien que maintenant, ça veut pomper au maximum ! Par ailleurs, avec le manque de contenus, particulièrement à haut niveau, je pense le mettre de coté quelques temps, malgré ses bons atouts, notamment sa jouabilité bien réussie.

Truc écouté pendant la rédaction de l’article : du Nujabes !


Cet article est une republication d’un article paru dans l’édition reliée n° 26-27 de Mag’zine, que vous pouvez toujours aller le lire ici.



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Selamat pagi ! Rédacteur en chef du site et accessoirement président de l'association. Passionné de culture et d'art depuis bien des années, pour ne pas dire toujours, j'espère que cet endroit saura titiller votre curiosité ! Attention « Mon langage est composé de 97 kg de méchanceté. »

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