Great Pretender ; Escroqueries en bande organisée
Là, je vais vous parler de l’un de mes plus gros coups de cœur de 2020, à savoir l’anime Great Pretender. Il s’agit d’une série originale, réalisée par Kaburaki Hiro (Hanebado! (storyboarder), 91 Days (réalisateur, scénariste), Kimi no Todoke (réalisateur, scénariste) entre autres), produite par WIT Studio et distribuée par Netflix. La série compte 23 épisodes de 23 minutes et tout cela est sorti au printemps de l’année passée.
L’histoire et les personnages
Nous allons suivre Makoto Edamura, un jeune japonais qui prétend être le meilleur escroc du pays ! Lorsqu’il tente d’arnaquer un français, son petit tour de passe-passe se retournera contre lui. En effet, ce français est Laurent Thierry, un mafieux international. En se faisant avoir par ce dernier, Edamura va se retrouver contraint de travailler pour lui. Et cela ne va pas être de tout repos. Notre franchouillard n’aura de cesse de mettre ce pauvre Edamura dans des situations rocambolesques, le faisant passer pour un savant afin d’arnaquer un parrain de la mafia entre autres. Un point important est que la bande de Laurent ne cible que d’autres malfrats ou des individus peu recommandables, dans le genre parrain de la mafia, flic véreux. Cependant le pactole ira dans leur poche et non au Secours Populaire.
Nous allons donc voyager avec cette équipe atypique, aussi bien dans le choix de ses victimes, l’élaboration de ses plans, leur mise en place, sans oublier les situations inattendues à résoudre sur le vif. La série se divise en plusieurs arcs narratifs qui vont se concentrer chacun sur une affaire précise. Un doux mélange d’aventure, d’action, d’enquête et de drame, qui donne un résultat époustouflant. Les personnages sont incroyables et leurs interactions tout autant, le fil rouge est bien tissé et chaque arc très prenant, dont certains vraiment exceptionnels ! À mes yeux un sans-faute ici.
Je n’irai pas plus loin là-dessus, je pense qu’il vous sera plus agréable de découvrir les autres personnages et les intrigues au fil de votre visionnage. Vous ne devriez pas être déçus du voyage !

Les visuels et les musiques
Vous l’aurez constaté, visuellement c’est une pure dinguerie. C’est magnifique, aussi bien les personnages que les décors, l’animation à couper le souffle, la mise en scène bien réfléchie, j’ai rarement pris une telle claque.
En staff on retrouve ici Yoshiyuki Sadamoto au chara-design (qui a aussi eu ce rôle dans des séries comme FLCL, Les enfants Loup Ame & Yuki, Summer Wars), Kyouji Asano (PSYCHO-PASS, Guilty Crown, Ghost in the Shell) et Hirotaka Katou (Mahoutsukai no Yome) en chefs-animation suivant les épisodes. En directeur artistique nous avons Yuusuke Takeda (Ghost in the Shell, Planetarian, Nakitai Watashi wa Neko wo Kaburu). Bref, je ne vais pas vous faire toute la liste, dans l’ensemble ce sont des gens qui font de l’excellent boulot.
Les musiques (composées par Yutaka Yamada) sont vraiment bonnes également, la bande originale comporte deux disques pour trente-cinq titres. Le doublage japonais est de qualité mais l’anime dispose aussi d’un doublage FR, Netlix oblige. Je l’ai regardé en VO et ne saurais donc me prononcer sur la qualité de cette VF, mais généralement Netflix fait plutôt du bon travail là-dessus, on peut au moins leur accorder cela.
Les génériques
Oui, une partie rien que pour les génériques, mais ils sont tout bonnement incroyables ! En particulier le générique de fin qui est juste exceptionnel, sur fond de Freddie Mercury, je suis resté bouche bée devant tant de beauté, aussi bien au niveau musicale que visuel.
En gros cette série c’est vraiment une grosse dinguerie sous tous ses aspects, s’il y en avait bien -une- à visionner l’année de sa diffusion, je pense que ce serait celle-ci !
Truc écouté pendant la rédaction de l’article : la bande originale de la série.
Cet article est une republication d’un article paru dans l’édition reliée n° 26-27 de Mag’zine, que vous pouvez toujours aller le lire ici.

