Guardian Tales ; Mon mobage coup de cœur
Et si nous parlions de mon jeu mobile préféré de tout temps ? Et oui, je parle depuis quelques temps pas mal de jeux sur mobile, moi qui était parfois méprisant à leur égard « c’est pas des vrais jeux, nanani nanana ». Je suis maintenant une personne nouvelle, avec un regard bien plus constructif sur les divertissements vidéoludiques présents sur nos téléphones. Parce qu’il faut se le dire, il y a vraiment des pépites sur cette plate-forme qu’est devenue le « smartphone ». Alors certes, les modèles économiques sont bien souvent très discutables, mais faisons fi de cela. Je vais donc vous parler de Guardian Tales, qui fut un énorme coup coeur.
Il s’agit d’un jeu mobile, disponible sur Android et iOS, de type « gacha », développé par Kong Studio et distribué par Kakao Games. C’est un Action-RPG en pixel-art sorti le 24 février 2020 (en Corée du Sud et le 28 juillet de la même année pour le reste du monde), plutôt populaire puisqu’il comptait plus de trois millions de joueurs en novembre 2020.
Votre épopée
Vous incarnez une « Femme-Chevalier » (je parlerai toujours au féminin, mais vous pouvez choisir un homme à la création), nouvelle recrue de la garde de Kanterbury. Au moment où votre mentor vous présente aux autres, vous vous faites attaquer par les « Envahisseurs », qui prennent d’assaut le château. Après quelques péripéties qui constituent l’introduction, vous vous retrouvez dans la forêt qui borde la capitale, avec la jeune Princesse. Ainsi débute votre aventure, pour chercher un moyen de venir à bout des Envahisseurs.
Le fil rouge de base est classique, oui, mais la force de l’histoire de Guardian Tales, va ressortir pendant votre escapade, grâce à un coté comique très présent et bien amené, ainsi que de très, très nombreuses références à la pop-culture, notamment au jeu vidéo et plus particulièrement les vieux Zelda sur GBA, dont ce titre s’inspire beaucoup dans divers aspects. Le chapitre trois par exemple est un énorme clin d’œil à la saga Harry Potter, le chapitre quatre à Mad Max ou encore le chapitre sept à tous les J-RPG d’antan. Bref, un savant mélange super plaisant à suivre, drôle et qui vous amusera de longues heures à trouver toutes les références cachées de-ci de-là.
La jouabilité
Nous sommes ici sur un Action-RPG, où vous combattez des ennemis avec une équipe de quatre en explorant un ensemble de cartes, où diverses énigmes se présenteront également à vous. Si vous avez déjà joué à un ancien Zelda, c’est grossièrement la même chose. Votre équipe peut donc compter jusqu’à quatre personnages, vous jouez le premier, les autres vous suivent et sont gérés par l’IA en combat, mais ces derniers ne peuvent pas lancer leur compétence d’arme, il est donc important de jouer le héros qui aura la compétence la plus déterminante dans une situation donnée.
Les personnages et équipements
Chacun de vos héros devra monter de niveaux (jusqu’au niv. 80 pour le moment), ainsi qu’être équipé d’une arme (qu’il faut monter), un bijou (qui doit aussi être monté) et de deux cartes (pas besoin de les monter !), sans oublier l’arbre des talents à compléter via diverses ressources obtenues en jouant. La personnalisation et l’optimisation d’une équipe vous demandera donc un temps certain. Notons que les armes possèdent une compétence (utilisable uniquement si c’est vous qui jouez le personnage), ce qui va compléter les possibilités de vos héros, plus particulièrement les héros légendaires, qui ont des armes spécifiques pour chacun d’eux, qui vont renforcer leur rôle via une compétence et des passifs exclusifs.
Les modes de jeu
Vous avez le mode histoire, qui compte à ce jour onze chapitres, disposant chacun de trois niveaux de difficulté (normal, cauchemar, enfer), où vous devez vous balader sur diverses cartes, compléter des quêtes, combattre des ennemis et boss, résoudre des énigmes, etc.. Il y a également des donjons de ressources, pour récupérer de l’expérience, de l’or ou de l’équipement, des donjons d’évolution, pour obtenir des matériaux servant à augmenter le grade d’un personnage et les donjons d’éveil, où remporter les cristaux servant à débloquer l’arbre de talents.
Il existe également de nombreuses tours, consistant en un énorme donjon sur un grand nombre de niveaux, qui peuvent vous demander de battre des ennemis ou résoudre des puzzles, ce qui vous donnera des récompenses à chaque fois bien entendu. N’oublions pas les boss de raid à combattre en guilde ou encore d’autres en coop.
Du JcJ est également présent, mais ce dernier est une purge, puisqu’il n’y aucun équilibre dedans, n’importe qui peut tomber contre n’importe quoi et cela se résume souvent à tuer l’autre en deux secondes ou se faire ouvrir en tout aussi peu de temps. C’est dommage qu’il n’y ait pas d’effort de fourni là-dessus, car cela pourrait vraiment être un élément intéressant qui apporterait de la diversité.
En ce qui concerne la redondance, difficile de me prononcer dans l’immédiat, jouant au jeu depuis moins d’un mois (ndlr; l’article a été écrit en mars 2021).
L’ambiance visuelle et sonore
Guardian Tales est fait en pixel-art tout joli tout mignon tout plein ! Cela me fait plaisir de voir des jeux récents prendre ce parti artistique, il y a tellement de belles choses à réaliser avec ça. Les personnages principaux (à comprendre 3 étoiles et plus) disposent également d’une illustration dans leur fiche.
La bande son est très réussie également, avec des pistes participant à l’immersion et n’oublions pas les bruitages au top ! Il n’y a en revanche pas de doublage, on reste sur les codes des vieux RPG.
Les invocations et la boutique

Comme je l’ai dit au tout début, il s’agit bien là aussi, d’un gacha. Vous allez donc devoir invoquer les personnages (et armes) puissants lors de bannières. Il y a trois bannières de personnages en simultanés (avec leurs trois bannières armes dédiées), qui se renouvellent toutes les deux semaines. Pour continuer dans les mauvaises nouvelles, il n’y a pas de garantie au sens conventionnel, mais chaque tirage vous donne un ticket et trois-cent tickets vous permettent d’acheter le personnage de votre choix parmi… tous les personnages légendaires du jeu (ou l’arme de votre choix parmi toutes les armes uniques).
Le côté réellement positif de cela est que le jeu offre vraiment beaucoup de cristaux, y compris sur le long terme et les chances d’obtention sont nettement plus élevées que la moyenne constatée sur les autres jeux de ce genre. Ce qui permettra aux joueurs F2P (qui ne déboursent pas d’argent) de se faire plaisir eux aussi. Je le trouve donc finalement honnête sur cet aspect là.
Rajoutons qu’il n’est -pas- nécessaire d’avoir des doublons pour qu’un personnage soit jouable, en effet, cela ne débloque aucun élément sur votre héros pouvant influer sur sa jouabilité, mais, tout en gardant les doublons utiles, puisqu’ils vous donnent une ressource permettant d’acheter les matériaux d’évolution du personnage de votre choix. Un bel équilibre pour le moment qui tient la route, gageons que cela reste ainsi !
Qu’en penser ?
Vous le devinez aisément, j’ai fondu devant ce jeu qui m’a plu dès les premières secondes et qui continue de me satisfaire après quelques semaines. Il apporte un vent nouveau, entre tradition et modernité (désolé, j’ai toujours rêvé de dire cela dans un article). Je ne peux donc que vous dire une chose… rejoignez-nous ! La branche Zaap Sufokien* de notre association y possède une guilde, sur le monde 1 du serveur Europe, qui se prénomme « Cercles_des_Cendres », nous vous attendons !**
Truc écouté pendant la rédaction de l’article : mon « flow » sur Deezer.
* Devenue Alt-Tabdepuis 2024
** Dissoute fin août 2025
Cet article est une republication d’un article paru dans l’édition reliée n° 26-27 de Mag’zine, que vous pouvez toujours aller le lire ici.




